mercredi 14 juillet 2010

# 2

[Je poursuis tellement ça m'amuse. Le #1 est ]

- Où tu vas comme ça avec mon bassin ?

- Aïeeeeeeeee, ça fait mal, là quand même !

- T'as invité des potes  ou quoi ?

- Bonne nuit.

- Non, ceci est mon estomac. Pas un ballon de foot.

- Oh bah oui, non, c'est sûr, si ça te gène, tu n'as qu'à l'enlever de là. Ce n'est que mon foie...

- Ah tiens, il est 1h du matin. Et si j'allais aux toilettes ? (ça fonctionne aussi à 23h45, 00h22, 3h26, 4h46, 5h12 et plus si affinités).

- Bonne nuit, j'ai dit !

- Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh.... (contentement ou douleur... ou les deux !)

- Il paraît que la progestérone est là notamment pour imbiber les os du bassin et atténuer ainisi la douleur quand le petit habitant sous le nombril agrandit son intérieur. Il est où le bouton pour en avoir une autre dose ?

- J'ai lu, je ne sais plus où, qu'au boulot, il était conseillé de ne pas jouer à la femme enceinte : 1) certes mais... plaît-il ? Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce que cela veut dire ? 2) Je fais quoi quand les gens ne me parle que de ça ? 3) Je crois qui : ceux qui me disent que j'en fais trop ou ceux qui crois que je n'en fais pas assez ? (La réponse ne serait-elle pas : tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne laissent pas leur place aux femmes enceintes, personnes âgées et invalides dans le RER...).

- Non, allez, je déconne, j'avais bien compris que c'était à moi de m'adapter en silence (au sens imagé comme au sens physique du terme...).

- Je veux bien admettre que je suis un peu plus sensible. Un peu... Oh hé ça va, ne me dites pas que vous n'avez pas pleuré quand le personnage de la pub Tic Tac se sépare de Georges le yéti !

- Pourquoi tout tombe toujours invariablement par terre...

- Oooooooooh la vache ! ......... ah non c'est moi !

- Bonne n... ah bah, non, c'est l'heure d'aller bosser, en fait. Bon, bah, je dormirais ce soir.

jeudi 8 juillet 2010

# 1

Serais-je toujours moi après ou mon moi-maman sera autre ? Différent ? A côté ?

Tu dors ?

C’est ton pied ou une de mes côtes ?

Va-t-on de A à Z juste pour s’occuper ? Remplir nos vies ?

La postérité nécessite t’elle une quelconque couverture médiatique ?

Quand est-ce qu’on dort ?

Est-ce toi ma postérité, petit bout d’éternité ?

A qui sont ces pieds dans mes chaussures ?

Oublierais-je, à ton arrivée, ma mortalité ?

C’est quoi cette nouvelle culpabilité ?

Te reconnaitrais-je, toi  que je porte en moi, lorsque tu seras sorti ?

M’aimeras-tu, toi, que j’aime déjà ?

Regardez une femme enceinte : vous croyez qu'elle traverse la rue ou qu'elle travaille ou même qu'elle vous parle. C'est faux. Elle pense à son bébé. (Anna Gavalda – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part).